Une nouvelle étude met en évidence la migration chimique des matériaux d'emballage du vin, soulevant des préoccupations concernant la sécurité et la qualité alors que des formats alternatifs tels que le PET, les canettes et les cartons gagnent en popularité.

Nouvelle étude met en garde contre les risques de migration chimique dans les matériaux d'emballage du vin.

Une nouvelle revue scientifique a soulevé de nouvelles préoccupations concernant la sécurité et la qualité du vin dans des emballages non traditionnels, mettant en lumière la migration de substances chimiques à partir de matériaux qui entrent en contact direct avec le vin. Menée par des chercheurs de l'Université nationale et capodistrienne d'Athènes, de l'Université de l'Ouest d'Attique et de l'Université d'Aarhus, l'étude met en évidence les risques associés aux produits chimiques industriels et naturels qui se retrouvent dans le vin à partir des composants d'emballage.

Les résultats sont particulièrement opportuns alors que les formats d'emballage alternatifs - tels que les bouteilles en PET, les cartons aseptiques, les canettes en aluminium et les bouteilles en papier - gagnent du terrain dans l'industrie du vin pour leurs avantages environnementaux et économiques. Mais ces solutions peuvent avoir des conséquences imprévues.

La revue distingue deux catégories de composés migratoires : ceux d'origine industrielle - comprenant des monomères tels que le bisphénol A (BPA), des plastifiants tels que les phtalates, des antioxydants et des photoinitiateurs d'encre - et des substances d'origine naturelle provenant de bouchons en liège et de barils en bois, tels que les tanins ou le 2,4,6-trichloroanisole (TCA), qui peuvent affecter la saveur du vin.

Le verre, l'emballage traditionnel du vin, reste la norme en termes d'inertie. Cependant, même les bouchons en liège - souvent utilisés dans les bouteilles en verre - peuvent libérer des produits chimiques indésirables. À mesure que les formats d'emballage évoluent, la complexité des schémas de migration chimique évolue également. Les bouteilles en plastique PET et recyclé, les canettes en aluminium avec des revêtements époxy, et les cartons en carton composite introduisent chacun des interactions chimiques uniques qui nécessitent une attention plus soutenue.

Les chercheurs ont constaté que les protocoles de test sont obsolètes ou limités dans leur portée. La plupart des études se sont concentrées sur les bouchons en liège et certains réservoirs en acier inoxydable. Peu ont évalué de manière exhaustive la migration chimique des options d'emballage modernes, en particulier dans des conditions de stockage réalistes pour des vins de différents taux d'alcool et niveaux de pH.

La revue préconise des méthodologies de test de migration plus robustes et normalisées, comprenant des flux de travail analytiques ciblés et non ciblés. Des techniques telles que la chromatographie en phase gazeuse-spectrométrie de masse (GC-MS), la chromatographie en phase liquide-spectrométrie de masse (LC-MS) et la spectrométrie de masse à plasma couplée par induction (ICP-MS) sont essentielles pour identifier les migrants connus et inconnus.

"Le manque de données pour les matériaux d'emballage alternatifs crée un angle mort en matière de sécurité des consommateurs et de surveillance réglementaire", mettent en garde les auteurs.

Alors que l'UE dispose d'une législation stricte (par exemple, CE 1935/2004 et UE 10/2011), l'application n'est efficace que dans la mesure où les données étayent les évaluations des risques. Les migrants tels que les NIAS (Substances ajoutées non intentionnellement) sont particulièrement difficiles en raison de leur formation imprévisible pendant la production ou le vieillissement.

Les implications pour les professionnels de l'emballage sont importantes. Alors que les producteurs de vin expérimentent avec des formats respectueux de l'environnement, les fournisseurs de matériaux et les transformateurs doivent veiller à se conformer aux réglementations en matière de contact alimentaire tout en minimisant les risques de contamination. L'étude recommande d'intégrer des analyses avancées à haute résolution dans les cycles de développement de l'emballage et appelle les régulateurs à mettre à jour les directives en conséquence.

Dans une industrie où la confiance des consommateurs et l'intégrité des produits sont primordiales, le message est clair : à mesure que l'emballage évolue, notre approche de la sécurité doit également évoluer. L'innovation sans tests complets risque de compromettre les qualités mêmes - authenticité et raffinement - qui définissent le vin.


Mots-clés

vin , sécurité de l'emballage , migration chimique , PET , BPA

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